La femme

La femme

Qui a décidé, de la pousser à céder
Le pouvoir d’être libre, le pouvoir de décider
Le sexe féminin ouvrier fut concédé
Et l’humanité est gardée, bien attardée

Son rôle est délégué, son pouvoir est légué
L’espèce semi-soumise n’a qu’une liberté narguée
Dénigrer les femmes pour battre des peuples subjugués
Béni qui, a compris, et leur cause l’a fatigué

Qui a osé la priver, du droit de s’aider ?
Objet du plaisir ou objet à féconder ?
De vos vieux mensonges, la logique est excédée
Aux menteurs, une justice ne sera accordée

Qui a désarmé la femme ? Des cris, elle ne brame !
Rendue infâme, elle s’exécute tel un programme
Il valait mieux se jeter dans une flamme
Que de subir et mériter tout le blâme

Qui a lésé l’humanité, fils de dames ?
Cédant aux hommes l’héritage d’une éternité
Est-ce le démoniaque sadisme des hommes
Ou le masochisme d’une fine infirmité

Qui a arraché à la femme sa force dans l’âme
Et destiner l’homme à nous tuer par des armes
On a modifié votre originel pensum
La liberté se réclame, levez-vous Mesdames

Oh Femme, oh mère, sœur, fille, jadis libres mânes
Qui ne conçoit qu’est asexuée votre âme
Est perdu et son âme est déjà consumée
Son temple bientôt détruit, il finira fumée

Antoinette Francis peignant un tableau représentant une femme libre entourée de deux lions, symbole de puissance et d’émancipation

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